
Points clés à retenir
- Seules 35 % des équipes utilisent la vidéo pour la génération de leads ou la prospection.
- Seules 28,2 % des équipes se disent très confiantes dans leur capacité à relier la vidéo aux résultats business, et 42,2 % n'ont aucun KPI vidéo clair.
- Les équipes qui publient une vidéo en moins d'un jour ont 5 fois plus de chances qu'elle performe très bien que celles qui mettent plus d'une semaine.
- Les équipes qui recyclent systématiquement leurs vidéos en plusieurs formats déclarent une performance très bonne à 56,6 %, contre 9,8 % pour celles qui le font rarement.
Tous les chiffres de cet article sont issus de notre étude 2026 sur la vidéo, menée auprès de 688 professionnels du marketing et de la communication.
35 % des équipes utilisent la vidéo pour la génération de leads ou la prospection. Sur le papier, la vidéo est partout : 94 % des équipes en créent. Dans les faits, seules 30 % en font un objectif de génération de leads, et 23,4 % un objectif de revenu ou de ventes.
L'écart est net entre un format massivement adopté et un usage acquisition resté marginal. Et la mesure suit le même chemin : 79 % des équipes suivent l'engagement, 30 % les leads générés, 28 % l'impact sur le revenu.
Combien d'équipes utilisent réellement la vidéo pour générer des leads ?
35 % des équipes utilisent la vidéo pour la génération de leads ou la prospection, et 35 % pour les conversations commerciales et les démos. C'est loin derrière les usages dominants : réseaux sociaux (83 %), communication interne (67 %) et campagnes marketing (60 %).
Entre les deux, la marque employeur pèse 43 % et l'onboarding client ou les tutoriels 36 %. La vidéo acquisition arrive donc en bas de la liste, alors que 75,6 % des équipes déclarent que leur vidéo performe bien.
Le format fonctionne. Ce qui manque, c'est la capacité à le brancher sur le pipeline et à le prouver.
Pourquoi le ROI vidéo est-il si difficile à prouver ?
Seules 28,2 % des équipes se disent très confiantes dans leur capacité à relier la vidéo aux résultats business. 48,1 % sont plutôt confiantes, 19,8 % peu confiantes, 3,9 % pas confiantes du tout et 15,8 % ne mesurent pas la performance vidéo de façon régulière.
Les freins cités sont tous structurels :
- données dispersées entre outils : 47 %
- impact multicanal difficile à suivre : 46 %
- absence de KPI clairs : 42 %
- indicateurs qui ne reflètent pas la valeur business : 40 %
Aucun de ces freins n'est un problème de créativité. La mesure n'a simplement jamais été pensée au lancement du programme vidéo.
Le rapport recommande trois réflexes :
- un KPI par objectif promis à la direction
- un seul endroit où vivent les données
- un rapport mensuel même quand les chiffres sont moyens.
Quel levier fait vraiment la différence sur la performance ?
La vitesse. Chez les équipes qui publient en moins d'un jour, 51,6 % déclarent une performance « très bonne ». À 1-3 jours, 32,7 %. À 4-7 jours, 25,9 %. Au-delà d'une semaine, 9,8 %.
La vitesse alimente aussi la confiance dans le ROI : 58,1 % des équipes qui publient en moins d'un jour se disent très confiantes, contre 7,7 % au-delà d'une semaine. Plus de cycles, plus de données, plus de preuves.
Le problème, c'est que 59,5 % des équipes mettent plus de 3 jours à sortir une vidéo, et que la réponse la plus fréquente dépasse une semaine (34,2 %). Seules 9 % publient en moins d'un jour.
Le goulot d'étranglement est identifié : la création et le montage représentent 56,9 % du temps de production total, plus de trois fois la relecture et les validations (16,1 %). Et 63,7 % des équipes s'appuient majoritairement ou entièrement sur des spécialistes, contre 9,9 % seulement où n'importe qui peut créer des vidéos en autonomie.
Les raisons pour lesquelles une vidéo n'est jamais produite confirment le diagnostic : pas assez de ressources (43,3 %), production trop longue (37,8 %), trop de validations (37,5 %). Le budget n'arrive qu'en quatrième position, à 26,6 %.
Résultat : 63,2 % des équipes ratent parfois ou souvent des opportunités liées aux tendances. C'est précisément ce que débloque la templates de marque : les spécialistes gardent la main sur le cadre, le reste de l'équipe produit sans attendre.
Comment construire une présence vidéo qui alimente le pipeline ?
En combinant une stratégie réellement exécutée et une publication rapide :
- Les équipes avec une stratégie documentée et appliquée qui publient en moins de 3 jours atteignent 55 % de performance « très bonne ».
- Avec une stratégie mais une publication plus lente : 44,7 %.
- Rapides mais sans stratégie : 17,2 %.
- Et seules 29,8 % des équipes suivent aujourd'hui une stratégie documentée, contre 41,7 % sans aucune stratégie formelle.
Le multiplicateur, c'est le recyclage. 56,6 % de performance « très bonne » chez celles qui déclinent systématiquement une vidéo en plusieurs formats, contre 9,8 % chez celles qui le font rarement et 59 % des équipes ne recyclent que de temps en temps, voire jamais.
Publier tous les jours ne veut pas dire produire tous les jours. Une vidéo par semaine, déclinée en plusieurs formats, suffit à construire une présence quotidienne : les équipes qui publient chaque jour déclarent 59,6 % de performance « très bonne », contre 10,2 % pour un rythme mensuel.
En marketing, le rythme dominant reste hebdomadaire (37,9 %) ou mensuel (38,8 %), et seules 10,7 % publient quotidiennement. La bascule se joue au brief : décider des formats dès le départ, pas après coup.
Étude complète : 688 professionnels du marketing et de la communication interrogés sur leur production vidéo.
Retrouvez l'ensemble des données, des croisements et du plan d'action.
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Les autres enseignements de l'étude 2026 :